21 mai 2026 • Paul • e-learning

RGAA & e-learning : le guide complet pour des modules conformes

Accessibilité e-learning

En France, 14,5 millions de personnes déclarent au moins une limitation fonctionnelle sévère (DREES, 2024). Pourtant, selon l'Observatoire DINUM, seules 6,5 % des démarches essentielles de l'État sont aujourd'hui conformes au Référentiel Général d'Amélioration de l'Accessibilité (RGAA). Le verdict est sans appel : la grande majorité des contenus numériques — modules e-learning compris — restent inaccessibles.

Depuis le 28 juin 2025, le cadre légal s'est considérablement durci. Pour les agences de conception et les organismes de formation, le RGAA appliqué au e-learning n'est plus une option marketing : c'est souvent devenu une exigence contractuelle, juridique et éthique qui transforme toute la chaîne de production des modules.

Ce guide vous livre ce que dit la loi, qui est réellement concerné parmi les acteurs du e-learning, les obligations à anticiper et une checklist opérationnelle prête à l'emploi. Bonne lecture ! 

Au sommaire

RGAA et e-learning : la vidéo

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RGAA et e-learning : de quoi parle-t-on exactement ?

Le RGAA (Référentiel Général d'Amélioration de l'Accessibilité) est le référentiel français édité par la Direction interministérielle du numérique (DINUM) qui traduit en règles concrètes les normes internationales d'accessibilité numérique. Appliqué au e-learning, il s'impose aux modules de formation, à la plateforme LMS qui les héberge et à l'ensemble des contenus pédagogiques numériques mis à disposition des apprenants.

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Le RGAA en bref

Dans sa version actuelle 4.1.2, le RGAA comprend 106 critères répartis en 13 thématiques : images, cadres, couleurs, multimédia, tableaux, liens, scripts, éléments obligatoires, structuration, présentation, formulaires, navigation et consultation. Chaque critère se décline en plusieurs tests opérationnels, ce qui permet à un auditeur externe d'évaluer un service numérique de manière reproductible.

Appliqué au e-learning, le RGAA s'impose à trois couches du dispositif de formation : les modules pédagogiques eux-mêmes (Storyline, Rise, Genially ou développements HTML5 sur mesure), la plateforme LMS qui les héberge (Moodle, 360Learning, Talentsoft et leurs équivalents) et l'ensemble des contenus annexes — vidéos, PDF téléchargeables, sites de catalogue de formation, espaces apprenants.

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RGAA, WCAG, EN 301 549, EAA : qui fait quoi ?

Quatre acronymes circulent en permanence dans les articles sur l'accessibilité, souvent confondus. Voici les distinctions à connaître :

Acronyme Nature Émetteur Portée
WCAG 2.1 Recommandations techniques d'accessibilité web W3C Référence internationale
EN 301 549 Norme européenne d'accessibilité ICT, intégrant les WCAG CEN, CENELEC, ETSI Union européenne
RGAA 4.1.2 Référentiel opérationnel français aligné sur EN 301 549 et WCAG 2.1 AA DINUM France
EAA (Directive 2019/882) Directive européenne imposant l'accessibilité de certains produits et services Parlement et Conseil européens UE, transposée en droit national
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En clair : les WCAG fixent les règles, l'EN 301 549 les rend obligatoires à l'échelle européenne, le RGAA les décline pour la France avec des tests concrets, et l'EAA force certains acteurs privés à les appliquer. Une prochaine version, le RGAA 5, est en préparation par la DINUM et attendue fin 2026 ; elle intégrera les recommandations WCAG 2.2.

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Pourquoi le e-learning est-il un cas particulier ?

Le e-learning présente une difficulté technique qui le rend structurellement plus complexe à mettre en conformité que la plupart des contenus web standards. Un module combine en effet plusieurs ingrédients critiques pour l'accessibilité :

  • Des interactions riches (drag & drop, hotspots, scénarios branchés, simulations) souvent non navigables au clavier.
  • De la vidéo nécessitant sous-titres synchronisés et transcriptions textuelles.
  • Des quiz et évaluations rarement conçus pour les lecteurs d'écran (logiciel d’assistance technique destiné aux personnes « empêchées de lire » ).
  • Des packages SCORM ou xAPI dont l'intégration peut casser la conformité du LMS hôte.
  • Des outils auteurs propriétaires dont la sortie HTML5 n'est pas toujours conforme nativement aux WCAG.


Concrètement, un module Storyline ou Rise publié sans configuration spécifique peut échouer à plusieurs dizaines de critères RGAA — alors même que le LMS qui l'héberge est, lui, parfaitement conforme. La responsabilité de l'accessibilité se joue donc à chaque maillon de la chaîne de production : conception pédagogique, design graphique, intégration, médiatisation et tests.

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Qui est concerné par le RGAA dans le e-learning depuis le 28 juin 2025 ?

C'est LA question que se posent prospects et donneurs d'ordre depuis le 28 juin 2025, date d'entrée en application de l'European Accessibility Act (EAA). La réponse est plus nuancée que ce qu'on peut généralement lire sur le sujet et qui présente l'EAA comme une obligation universelle. La réalité juridique impose de croiser trois grilles d'analyse distinctes.

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1. Le secteur public et les délégataires de service public

Première grille, la plus ancienne et la plus claire : l'article 47 de la loi du 11 février 2005, modifié par le décret du 24 juillet 2019, puis par l'ordonnance n° 2023-859 du 6 septembre 2023 qui a renforcé le dispositif de contrôle. Sont obligatoirement soumis au RGAA les personnes morales de droit public (État, collectivités territoriales, établissements publics, universités, écoles publiques), les personnes morales de droit privé délégataires de mission de service public dès lors qu'elles sont majoritairement financées ou contrôlées par une entité publique, ainsi que les organismes créés pour répondre à des besoins d'intérêt général à caractère non industriel ou commercial. 

En e-learning, cela couvre directement les structures publiques ou parapubliques de formation : organismes de formation rattachés à l'État ou aux collectivités, formations en ligne des universités et grandes écoles, MOOC institutionnels (France Université Numérique), plateformes de formation des agents de la fonction publique comme Mentor (programme interministériel piloté par la DGAFP), ainsi que les services numériques des CFA publics, OPCO et structures paritaires. 

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2. Les entreprises privées : trois seuils, trois régimes distincts

C'est ici que les nuances ont lieu. Trois cas à bien distinguer :

  • Seuil 1 — Article 47 (loi 2005, RGAA). Sont soumises les entreprises privées dont le chiffre d'affaires en France dépasse 250 millions d'euros. Le seuil est calculé pour chaque personne morale sur la base de la moyenne du chiffre d'affaires annuel réalisé en France des trois derniers exercices comptables clos. Ce seuil est indépendant du secteur d'activité et s'applique à l'ensemble des services de communication au public en ligne de l'entreprise.

  • Seuil 2 — EAA (Directive 2019/882). L'EAA, applicable depuis le 28 juin 2025, cible des secteurs limitativement énumérés à l'article 2 de la directive. Pour les services, il s'agit des services de communication électronique, des services d'accès aux médias audiovisuels, de certains services de transport, des services bancaires aux consommateurs, des livres numériques et logiciels dédiés, et des services de commerce électronique. Toute entreprise opérant dans l'un de ces secteurs est concernée, sauf exemption microentreprise.

  • Seuil 3 — Exemption microentreprise EAA. L'article 4§5 de la directive prévoit que les microentreprises fournissant des services sont exemptées. La définition européenne (recommandation 2003/361/CE) est : moins de 10 personnes ET chiffre d'affaires annuel OU total de bilan annuel n'excédant pas 2 millions d'euros. Autrement dit, vous êtes exempté de l'EAA pour vos services si vous remplissez à la fois le critère d'effectif et au moins un des deux critères financiers. Cette exemption ne joue pas pour les produits, et ne dispense pas des autres obligations (article 47 si seuil 250 M€ atteint, obligations contractuelles vis-à-vis des donneurs d'ordre).

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3. Le e-learning est-il directement couvert par l'EAA ? 

Contrairement à ce qu'on lit généralement sur le sujet, le e-learning ne figure pas explicitement dans la liste sectorielle de l'article 2 de la Directive 2019/882. La directive cible six grandes catégories de services : commerce électronique, services bancaires aux consommateurs, services de communication électronique, services de transport (sites et apps), accès aux médias audiovisuels, livres numériques. La formation et le e-learning n'y sont pas mentionnés en tant que tels.

Cela ne signifie pas que les acteurs du e-learning peuvent ignorer la réglementation. En pratique, ils sont concernés par ricochet dans trois cas de figure :

  • Vente en ligne de formations : si vous commercialisez vos modules via un site e-commerce (catalogue, panier, paiement), c'est la partie e-commerce qui est directement couverte par l'EAA, et la cohérence d'usage exigera de facto l'accessibilité des contenus accessibles depuis cette interface.
  • Acteur public ou seuil 250 M€ atteint : vous tombez sous l'article 47, et donc sous l'obligation pleine du RGAA pour l'ensemble de vos contenus, y compris pédagogiques.
  • Sous-traitance d'un acteur soumis : votre client vous transfère contractuellement ses obligations (voir ci-dessous).


Cette nuance est importante juridiquement, mais ne doit pas faire baisser la garde. La trajectoire réglementaire est claire et la pression contractuelle s'intensifie : les appels d'offres publics comme privés intègrent désormais quasi systématiquement la conformité RGAA dans les cahiers des charges.

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4. La responsabilité des agences et sous-traitants e-learning

C'est probablement le point le plus structurant pour notre métier. La directive EAA impose les obligations d'accessibilité aux prestataires de services (articles 13 à 17) qui restent responsables de la conformité de leur service vis-à-vis des autorités de contrôle, indépendamment de la chaîne de sous-traitance. En pratique, cela signifie que si vous concevez un module pour un client soumis au RGAA, votre client vous transmettra contractuellement ses obligations d'accessibilité, vous serez techniquement responsable de la conformité du livrable, et votre client restera juridiquement responsable vis-à-vis des autorités de contrôle (ARCOM, DGCCRF) — mais pourra se retourner contre vous en cas de manquement.

En clair : même si votre agence est elle-même une microentreprise non directement soumise à l'EAA, vos clients vous imposeront le RGAA. De plus en plus de cahier des charges exige aujourd'hui un livrable conforme, un audit RGAA, voire une attestation d'accessibilité.

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  Test rapide : êtes-vous concerné ?
Trois questions pour situer votre obligation :

  1. Votre client final est-il une personne publique, un délégataire de service public, ou une entreprise réalisant plus de 250 M€ de CA en France ? Si oui → RGAA obligatoire, conformité à formaliser dans une déclaration d'accessibilité.
  2. Vos formations sont-elles vendues en ligne via une interface marchande grand public ? Si oui → l'EAA s'applique à la partie e-commerce, ce qui exige de facto d'aligner les modules.
  3. Êtes-vous une microentreprise (effectif < 10 ET CA ou bilan ≤ 2 M€) sans activité B2C dans un secteur EAA ? Si oui → vous n'êtes pas directement soumis, mais vos donneurs d'ordre pourront imposer la conformité par contrat.

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Le cadre légal complet : 4 textes à connaître

Comprendre le RGAA appliqué au e-learning suppose de maîtriser quatre textes principaux qui s'empilent depuis 20 ans, plus quelques compléments récents. Voici la chronologie utile, dans l'ordre où elle est devenue opposable.

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1. Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 — article 47

C'est le texte fondateur. Adoptée pour "l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées", elle pose à son article 47 le principe d'accessibilité des services de communication au public en ligne pour le secteur public et certaines entités assimilées.

L'article a été substantiellement modifié par l'ordonnance n° 2023-859 du 6 septembre 2023, qui a notamment renvoyé au décret d'application l'ensemble des exigences techniques, créé un nouvel article 47-1 confiant le contrôle à l'ARCOM, et renforcé le régime de sanctions jusqu'à 50 000 € pour les manquements à l'obligation d'accessibilité.

Texte officiel : Loi n° 2005-102 sur Légifrance

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2. Décret n° 2019-768 du 24 juillet 2019

C'est le décret qui rend le RGAA juridiquement opposable. Il fixe les modalités techniques d'application de l'article 47, le seuil de 250 millions d'euros de CA en France à partir duquel les entreprises privées sont soumises (calculé sur la moyenne des trois derniers exercices comptables clos), le contenu obligatoire de la déclaration d'accessibilité, l'obligation de schéma pluriannuel sur trois ans, ainsi que la notion de charge disproportionnée comme dérogation invocable au cas par cas.

Combiné à l'arrêté du 20 septembre 2019, il donne au RGAA version 4 (aujourd'hui en 4.1.2) sa valeur normative.

Texte officiel : Décret n° 2019-768 sur Légifrance

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3. Loi n° 2023-171 du 9 mars 2023 (loi DDADUE)

C'est la loi qui transpose en droit français la directive européenne 2019/882 (European Accessibility Act). Son article 16 habilite le gouvernement à prendre par ordonnance toutes les mesures nécessaires à la transposition. Cette habilitation a ensuite été utilisée pour rédiger deux textes majeurs : l'ordonnance 2023-859 (modifiant l'article 47 de la loi de 2005) et le décret 2023-931 (créant le régime EAA pour les produits et services privés couverts).

Texte officiel : Loi n° 2023-171 sur Légifrance

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4. Décret n° 2023-931 du 9 octobre 2023 + arrêté associé

C'est le décret d'application de l'EAA en droit français, entré en vigueur le 28 juin 2025. Il précise les produits et services couverts par les exigences d'accessibilité (terminaux en libre-service, équipements terminaux grand public, services bancaires aux consommateurs, transports, communications électroniques, e-commerce, livres numériques), définit les obligations des fabricants, importateurs, distributeurs et prestataires, désigne les autorités de contrôle (ARCOM pour le numérique, DGCCRF pour les services commerciaux grand public, etc.), et fixe le régime de sanctions : amende de 5e classe (7 500 € pour les personnes morales, 15 000 € en cas de récidive) avec possibilité d'astreintes journalières de 3 000 € jusqu'à un montant cumulé maximum de 300 000 €.

L'arrêté du 9 octobre 2023 précise les exigences techniques d'accessibilité applicables aux produits et services concernés.

 Textes officiels : Décret n° 2023-931 sur Légifrance | Arrêté du 9 octobre 2023

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En pratique pour le e-learning

Pour une agence de conception ou un organisme de formation, deux régimes coexistent et peuvent se cumuler :

  • Si votre client final relève de l'article 47 (secteur public, délégataire de service public, ou entreprise au CA > 250 M€) → le décret de 2019 et le RGAA s'appliquent intégralement à l'ensemble de ses services numériques, y compris ses modules pédagogiques.
  • Si votre dispositif rejoint un service couvert par l'EAA (typiquement la vente en ligne de formations à des consommateurs) → le décret de 2023 s'applique à la couche commerciale, et la cohérence d'usage exigera d'aligner les modules pédagogiques sur le même niveau d'accessibilité.
Dans les deux cas, la norme technique commune est le RGAA 4.1.2, lui-même aligné sur la norme européenne EN 301 549 et les recommandations WCAG 2.1 AA du W3C.

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Les 4 principes du RGAA appliqués au e-learning

Le RGAA décline ses 106 critères en 13 thématiques techniques, mais ces critères s'organisent en réalité autour de 4 principes fondamentaux hérités des WCAG du W3C. C'est l'acronyme POUR : un contenu numérique accessible doit être Perceptible, Utilisable, Compréhensible et Robuste. Voici ce que chacun de ces principes implique concrètement quand on conçoit un module e-learning.

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1. Perceptible — le contenu doit pouvoir être perçu par tous

Un apprenant doit pouvoir percevoir l'information quel que soit son canal sensoriel. En e-learning, c'est le principe qui génère le plus gros volume de travail à la production.

Concrètement
: chaque image pédagogique (infographie, schéma, organigramme) doit disposer d'une alternative textuelle pertinente ; chaque vidéo doit comporter des sous-titres synchronisés ainsi qu'une transcription textuelle ; chaque audio doit avoir sa transcription ; les contrastes du design system doivent respecter un ratio minimum de 4,5:1 pour le texte normal et 3:1 pour le texte agrandi ; l'information ne doit jamais reposer uniquement sur la couleur (typiquement, les feedbacks de quiz "rouge = faux / vert = juste" sans icône ni texte associé).

Erreur la plus fréquente
: la voix-off pédagogique enregistrée par un comédien, sans transcription écrite mise à disposition. Pour un apprenant sourd ou malentendant, c'est tout le contenu pédagogique qui devient inaccessible.

Thématiques RGAA concernées
: Images, Couleurs, Multimédia, Présentation de l'information.

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2. Utilisable — chaque interaction doit être possible sans souris

Tout apprenant doit pouvoir interagir avec le module à l'aide des seuls dispositifs dont il dispose, en particulier le clavier. C'est le principe qui pose le plus de problèmes techniques aux outils auteurs e-learning.

Concrètement
: tous les éléments interactifs (boutons, liens, hotspots, drag & drop, scénarios branchés) doivent être accessibles à la tabulation et activables avec Entrée ou Espace ; il ne doit pas exister de piège clavier (zone dont l'utilisateur ne peut sortir au clavier) ; les activités chronométrées doivent être désactivables ou prolongeables ; les contenus en mouvement doivent être pausables ; un mécanisme de saut de contenu répétitif (skip link) doit être prévu sur les longs modules.

Erreur la plus fréquente
: un drag & drop conçu uniquement à la souris dans Storyline ou Rise, sans équivalent clavier documenté ni alternative pédagogique. L'apprenant utilisateur de clavier (ou de technologie d'assistance) reste bloqué sur cette activité et ne peut pas valider le module.

Thématiques RGAA concernées
: Navigation, Scripts, Liens, Consultation.

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3. Compréhensible — le contenu et l'interface doivent être prévisibles

Au-delà de la perception et de l'interaction, l'apprenant doit pouvoir comprendre ce qu'il lit, ce qu'il fait et ce qui est attendu de lui. Ce principe touche à la fois à l'écriture pédagogique et à l'ergonomie.

Concrètement
: la langue principale du document doit être déclarée dans le code (<html lang="fr">) et tout changement de langue (citation en anglais, terme étranger) doit être balisé ; la navigation doit être cohérente entre tous les écrans ; les consignes d'activité doivent être explicites et accessibles aux lecteurs d'écran avant que l'apprenant ne tente l'exercice ; les messages d'erreur doivent identifier précisément le problème et suggérer la correction ; pour des publics spécifiques, le recours à la méthode FALC (Facile à Lire et à Comprendre) peut s'avérer pertinent.

Erreur la plus fréquente
: un quiz dont la consigne ("Glissez les bonnes réponses dans la colonne de droite") n'est pas annoncée vocalement par le lecteur d'écran avant l'affichage de l'exercice. L'apprenant non-voyant entend les éléments à manipuler sans savoir ce qu'on lui demande.

Thématiques RGAA concernées
: Éléments obligatoires, Structuration de l'information, Formulaires.

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4. Robuste — le contenu doit fonctionner avec les technologies d'assistance

Un module e-learning n'est accessible que s'il est interprétable par les outils des utilisateurs : lecteurs d'écran (NVDA, JAWS, VoiceOver), plages braille, logiciels de reconnaissance vocale, claviers virtuels, loupes d'écran.

Concrètement
: le code HTML produit doit être valide et sémantique (utilisation correcte des balises <h1> à <h6>, <button>, <label>, etc.) ; les composants personnalisés doivent disposer des attributs ARIA appropriés (rôle, état, propriétés) ; le package SCORM ou xAPI doit préserver la sémantique lors de la publication et du déploiement sur le LMS ; les technologies d'assistance doivent pouvoir restituer correctement la structure, les interactions et les changements d'état (réussite/échec d'un quiz, ouverture d'un calque, affichage d'un feedback).

Erreur la plus fréquente
: un composant personnalisé (slider, accordéon, carte interactive) développé en JavaScript sans rôle ARIA déclaré. Le lecteur d'écran ne sait pas qu'il s'agit d'un élément interactif et l'apprenant ne peut ni le percevoir, ni l'activer.

Thématiques RGAA concernées
: Cadres, Scripts, Présentation.

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Checklist : 25 points à vérifier avant la mise en ligne

Voici une checklist opérationnelle organisée en 5 phases du cycle de production d'un module e-learning. Chaque point correspond à un contrôle direct issu des critères du RGAA 4.1.2. À utiliser comme grille de relecture finale avant tout déploiement sur un LMS.

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Phase 1 — Conception (5 points)

  1. Intégrer l'accessibilité au cahier des charges dès le brief client, avec niveau de conformité visé (conforme / partiellement conforme) et budget alloué.
  2. Choisir un outil auteur compatible avec les standards WCAG (Storyline, Rise, Genially, Adapt Learning ou développement HTML5 sur mesure documenté).
  3. Définir un design system accessible : palette de couleurs avec contrastes conformes (ratio 4,5:1 minimum pour le texte normal, 3:1 pour le texte agrandi), polices lisibles (sans serif, taille minimum 16px corps de texte).
  4. Concevoir une trame pédagogique linéaire plutôt que des parcours dépendants de manipulations complexes au clic ou au survol.
  5. Prévoir une alternative pédagogique pour toute activité qui ne pourra pas être rendue totalement accessible (par exemple une version texte d'une simulation interactive complexe).
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Phase 2 — Rédaction (5 points)

  1. Hiérarchiser les titres avec une structure logique (un H1 par écran, sous-titres en H2/H3 sans saut de niveau).
  2. Rédiger des phrases courtes (25 mots maximum recommandés), à la voix active, en privilégiant les verbes d'action.
  3. Expliciter les acronymes à leur première occurrence dans chaque écran et utiliser la balise <abbr> quand c'est pertinent.
  4. Rendre les consignes d'activité auto-portantes : un apprenant doit comprendre ce qu'on attend de lui sans avoir vu l'écran précédent.
  5. Éviter les formulations directionnelles seules ("cliquez sur le bouton en haut à droite") qui sont inutilisables aux lecteurs d'écran.
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Phase 3 — Médiatisation (5 points)

  1. Rédiger un texte alternatif pertinent pour chaque image porteuse d'information (infographie, schéma, photo illustrant un cas pratique).
  2. Marquer en décoratives (alt vide : alt="") les images purement esthétiques pour qu'elles soient ignorées par les lecteurs d'écran.
  3. Produire des sous-titres synchronisés au format SRT ou VTT pour toutes les vidéos, y compris celles avec voix-off uniquement.
  4. Fournir une transcription textuelle complète pour chaque média audio ou vidéo, accessible directement depuis l'écran de lecture.
  5. Vérifier l'indépendance à la couleur : aucun feedback de quiz ne doit reposer uniquement sur le rouge/vert sans icône ni texte associé.
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Phase 4 — Intégration (5 points)

  1. Tester la navigation au clavier sur l'intégralité du module : Tab pour avancer, Shift+Tab pour reculer, Entrée ou Espace pour activer.
  2. Vérifier le focus visible : tous les éléments interactifs doivent afficher un indicateur visuel clair quand ils reçoivent le focus.
  3. Déclarer la langue principale dans le code (<html lang="fr">) et baliser les changements de langue (<span lang="en">…</span>).
  4. Implémenter les rôles ARIA appropriés sur tous les composants personnalisés (rôle, état, propriétés dynamiques).
  5. Rendre désactivables les contenus chronométrés ou animés (timers de quiz, animations de transition, contenus défilants automatiques).
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Phase 5 — Tests et livraison (5 points)

  1. Tester avec un lecteur d'écran : a minima NVDA (gratuit) sur Firefox ou Chrome, idéalement croisé avec JAWS ou VoiceOver sur macOS / iOS.
  2. Vérifier la conformité du package SCORM ou xAPI une fois déployé sur le LMS cible (pas uniquement en preview dans l'outil auteur).
  3. Réaliser un audit RGAA sur un échantillon représentatif d'écrans, ou un audit complet pour les modules à forte exposition.
  4. Faire tester par une personne en situation de handicap chaque fois que possible : aucune simulation ne remplace un usage réel.
  5. Rédiger et publier la déclaration d'accessibilité avant la mise en ligne, avec le niveau de conformité réel, les non-conformités connues et les contacts dédiés.
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Combien coûte la mise en accessibilité d'un module e-learning ?

C'est la question que tout client pose en premier — et celle sur laquelle aucun chiffre officiel ne fait autorité en France. Aucune étude indépendante ne mesure précisément le surcoût moyen de la mise en accessibilité d'un module e-learning. Les estimations qui circulent sont de l'ordre de 10 à 20 % de surcoût mais elles masquent une réalité très variable selon le type de module, le niveau de conformité visé et la maturité initiale des équipes.

Ce qu'on peut en revanche chiffrer un peu plus précisément, ce sont les postes de coût qui composent la facture. Voici les ordres de grandeur observés sur le marché français en 2025-2026.

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Le coût d'un audit RGAA externe

C'est le poste le plus standardisé du marché bien que généralement appliqué à des sites internets et non des modules e-learning. Trois formules existent généralement :

  • Audit léger ou pré-audit : 1 400 à 4 200 € HT (sur devis, suivant la taille et les fonctionnalités du site/module). Il permet d'obtenir une déclaration d'accessibilité et un premier diagnostic, sans plan de correction détaillé.
  • Audit complet : 2 000 à 6 000 € HT. Il couvre l'ensemble des 106 critères du RGAA 4.1.2 sur un échantillon représentatif, avec rapport détaillé et préconisations.
  • Audit initial + accompagnement à la mise en conformité + audit de contrôle : 4 500 à 9 900 € HT. C'est la formule recommandée pour les dispositifs à forte exposition.
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Le coût de la médiatisation accessible

Trois postes principaux à anticiper sur un module avec contenu audiovisuel :

  • Sous-titrage professionnel français-français : 6 à 12 € HT par minute de vidéo, incluant transcription, calage et validation. Les solutions hybrides (IA + relecture humaine) descendent à environ 2 € HT par minute de vidéo
  • Transcription textuelle d'un fichier audio ou vidéo : à partir de 2,40 à 2,50 € HT par minute audio, soit environ 150 € pour 1 heure audio. Idem l'IA permet aujourd'hui de réduire drastiquement ces coûts. 
  • Production d'alternatives textuelles pour les images pédagogiques : à intégrer au temps de conception, généralement sans surcoût significatif si anticipé en amont.
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Le surcoût de production : la part la plus variable

C'est la partie la plus difficile à chiffrer car elle dépend du niveau de maturité initial de l'équipe et surtout de la phase d'intégration de l'accessibilité dans le projet.

Si l'accessibilité est intégrée dès la conception (design system accessible, choix d'un outil auteur compatible, équipes formées), le surcoût observé reste contenu, typiquement dans une fourchette de 10 à 20 % du coût de production initial — fourchette communément avancée par les acteurs du secteur.

Si l'accessibilité est ajoutée en fin de projet ou rétroactivement sur un module existant, les coûts peuvent doubler voire tripler par rapport à un module conçu nativement accessible : refonte des interactions clavier, retournement du design system, ré-enregistrement de voix-off, production d'alternatives, remédiation du code.

C'est la raison pour laquelle l'intégration de l'accessibilité dès le brief client est non seulement un enjeu réglementaire, mais aussi le levier d'optimisation budgétaire le plus puissant.

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RGAA V5 (fin 2026) : ce qui va changer pour le e-learning

Le 2 mars 2026, la DINUM a officialisé l'annonce de la version 5 du RGAA, dont la publication est attendue fin 2026. C'est la première mise à jour majeure depuis le RGAA 4.1.2, et elle va sensiblement faire évoluer le périmètre, les critères techniques et le dispositif de contrôle. Pour les agences de conception e-learning et les organismes de formation, c'est un horizon à anticiper dès maintenant — sans pour autant suspendre les chantiers en cours.

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Les 4 grandes évolutions annoncées

D'après le communiqué officiel de la DINUM, le RGAA V5 portera principalement sur :

  1. L'alignement sur les WCAG 2.2 — les 9 nouveaux critères de cette version du W3C seront intégrés, notamment sur la taille minimale des cibles tactiles, les mouvements de glissement et l'authentification accessible.
  2. L'élargissement aux applications mobiles natives et aux documents bureautiques (PDF, Word, LibreOffice), en alignement avec la norme européenne EN 301 549. Jusqu'à présent, le RGAA couvrait surtout le web.
  3. La reformulation et la simplification des critères existants, pour clarifier la lecture et faciliter les audits. Aucun critère du RGAA 4.1.2 ne sera contredit : la V5 complète, elle ne réfute pas.
  4. Le renforcement du dispositif de contrôle : désignation officielle de l'ARCOM comme autorité de contrôle (déjà actée par l'ordonnance 2023-859) et mise en place d'un téléservice national de dépôt et de publication des déclarations d'accessibilité.
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Les WCAG 2.2 et leur impact concret sur le e-learning

Trois nouveaux critères WCAG 2.2 méritent une attention particulière pour les modules de formation digitale :

  • Critère 2.5.7 — Mouvements de glissement : tout mouvement de drag and drop devra pouvoir être réalisé via un autre moyen d'interaction (clic simple, bouton, navigation clavier). C'est l'évolution la plus structurante pour le e-learning : les activités drag & drop produites dans Storyline, Rise ou Genially devront systématiquement proposer une alternative.
  • Critère 2.5.8 — Taille de cible minimale : tous les éléments interactifs (boutons, hotspots, points cliquables sur les images interactives) devront respecter une taille minimale d'environ 24×24 pixels CSS. Critique pour le mobile learning et les modules consultés sur tablette.
  • Critère 3.3.8 — Authentification accessible : les mécanismes d'authentification ne devront plus reposer uniquement sur des tâches cognitives complexes (résoudre un CAPTCHA visuel, mémoriser un code à la volée). Peut concerner l'accès aux LMS et aux espaces apprenants.


L'extension du référentiel aux PDF et documents bureautiques est également un signal important : tous les supports complémentaires associés à vos modules (livret d'accueil, fiche mémo, attestation de fin de formation) basculeront dans le champ du RGAA en V5.

FAQ : vos questions sur le RGAA en e-learning

Le RGAA est-il obligatoire pour un organisme de formation privé ?

Pas systématiquement. Un OF privé est directement soumis au RGAA si son chiffre d'affaires en France dépasse 250 millions d'euros (article 47 de la loi de 2005), ou s'il opère dans un secteur couvert par l'EAA et ne remplit pas les critères de microentreprise. La formation et le e-learning ne figurent pas explicitement dans la liste sectorielle de l'EAA, mais les OF sont concernés par ricochet via la vente en ligne (e-commerce), les marchés publics ou la sous-traitance d'un client lui-même soumis.

Qualiopi impose-t-il le RGAA ?

Non, pas directement. L'indicateur 26 de Qualiopi stipule que "le prestataire mobilise les expertises, outils et réseaux nécessaires pour accueillir, accompagner/former ou orienter les publics en situation de handicap". Cela couvre l'identification d'un référent handicap et la mobilisation de partenaires (Agefiph, Cap emploi, MDPH), mais cet indicateur n'oblige pas à rendre les formations accessibles au sens technique du RGAA. En pratique, intégrer une démarche RGAA renforce le dossier Qualiopi mais ne le remplace pas.

Quelle différence entre RGAA, WCAG, EN 301 549 et EAA ?

Les WCAG sont les recommandations techniques internationales du W3C. La norme européenne EN 301 549 les intègre et les rend applicables dans l'UE pour les produits et services TIC. Le RGAA est la déclinaison française opérationnelle de cette norme, avec 106 critères et tests précis édités par la DINUM. L'EAA (Directive 2019/882) est une directive européenne qui impose l'accessibilité de certains produits et services privés et qui s'appuie sur les mêmes référentiels techniques.

Comment auditer un module Storyline ou Rise ?

L'audit d'un module Storyline ou Rise se fait en trois étapes : test automatisé du code HTML5 publié (validation, structure des titres, contrastes), tests manuels au clavier sur toutes les interactions (Tab, Entrée, Espace, équivalents drag & drop) et tests avec lecteur d'écran (NVDA gratuit a minima) sur le module déployé dans son LMS cible. Attention : tester uniquement en preview dans l'outil auteur ne suffit pas, car le rendu sur le LMS peut introduire des non-conformités absentes en local.

Combien de temps pour mettre un module e-learning en conformité ?

Comptez 3 à 4 semaines pour un audit complet sur un module de 30 minutes, puis 4 à 12 semaines de mise en conformité selon le niveau initial du module et la complexité des interactions. Un nouveau module conçu nativement accessible n'allonge le calendrier de production que de 10 à 20 %. Un module existant à reprendre rétroactivement peut nécessiter une refonte complète des interactions, du design system et de la médiatisation, avec des délais sensiblement plus longs.

Le sous-titrage automatique YouTube est-il suffisant pour le RGAA ?

Non. Le RGAA exige des sous-titres synchronisés de qualité professionnelle, qui restituent fidèlement la parole, les bruits significatifs et l'identification des locuteurs lorsqu'il y en a plusieurs. Les sous-titres générés automatiquement par YouTube ou un outil IA présentent un taux d'erreur trop élevé pour être conformes en l'état (homophones, ponctuation absente, noms propres, vocabulaire technique mal restitué). La pratique recommandée est l'auto-génération suivie d'une relecture humaine systématique avant publication.

Qui contrôle la conformité RGAA en France ?

L'ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) est l'autorité de contrôle de référence depuis l'ordonnance 2023-859 du 6 septembre 2023, qui a créé l'article 47-1 de la loi de 2005. Pour les services commerciaux grand public couverts par l'EAA, la DGCCRF peut également intervenir. Le Défenseur des droits reste par ailleurs compétent pour traiter les recours individuels en cas de discrimination liée à un défaut d'accessibilité.

Mon LMS est-il responsable de l'accessibilité, ou est-ce mon module ?

Les deux, à des niveaux différents. Le LMS doit fournir un environnement conforme : navigation accessible, lecteur SCORM accessible, espace apprenant utilisable au clavier et avec un lecteur d'écran. Le module pédagogique doit, lui, respecter les critères RGAA sur ses propres contenus, interactions et médias. Un LMS conforme ne rend pas un module non conforme accessible, et inversement. La responsabilité finale vis-à-vis de l'utilisateur est portée par le donneur d'ordre (l'organisme qui publie le module), qui doit s'assurer de la conformité de bout en bout.